09 mars 2018

Bretton Woods en mode ski de fond

À la fin de l’automne, quand j’attends que la neige tombe, je passe le temps en faisant des plans et en me fixant des objectif. 

J'ai accompli un de ces objectifs aujourd'hui: visiter et faire du ski de fond à l’Omni Mount Washington Hotel, au New Hampshire.

C’est une vénérable institution construite en 1902, qui rappelle l’hôtel Tadoussac au nord-côtier que je suis… mais en version pas mal plus grosse.


L’hôtel fait partie du complexe touristique Bretton Woods qui comprend aussi une montagne de ski alpin et un centre de ski de fond: le Bretton Woods Nordic Center

Ce centre possède un luxueux poste d’accueil : le chalet du club de golf de l’hôtel, où on trouve un service de location, une boutique de ski un restaurant et une salle de fartage caché derrière une porte où c’est écrit «Golf Bag».

De ce point de départ, on a accès à 64 km de pistes bien entretenues avec de l’équipement lourd, où on fait aujourd’hui du ski que je qualifierais de «majestueux mais placide».

Ça tient au fait que ma blonde a un genou fragile en ce moment ; mais ça tient aussi à la nature des sentiers qui presque tous assez larges pour accommoder un corridor de patin et une trace pour le classique. 

On s’est d’abord dirigé vers le seul refuge sur le réseau en empruntant principalement deux pistes classées «intermédiaire», mais en réalité plutôt faciles, la Dark Forest et la Sebosis.

Ce faisant, on a grimpé sans vraiment sans rendre compte dans une petite colline, en skiant toujours dans une épaisse forêt de conifères ; et comme d’habitude, c’est moi qui se chargeait de la navigation.

Le petit refuge qui est tellement flambant neuf qu’il nous a peu déçu. Pour l’instant, cette cabane dans le bois manque de «patine», mais ça sûrement venir avec le temps.

Question de s’amuser un peu plus, on est ensuite revenu vers le poste d’accueil en prenant le sentier «Coronary Hills». C’est une piste intermédiaire qui descend directement la colline où on était montée ; et la sympathique préposée à l’accueil m’avait dit avant qu’on parte que c’était la plus difficile des pistes intermédiaires du secteur. 

Résultat : on a fait une longue descente agréable mais peu excitante… que même ma blonde et son genou ont trouvée un peu trop tranquille !

À défaut de vivre des sensations fortes, j’ai savouré le plaisir de la randonnée en couple. J’ai beaucoup skié en solo cet hiver, alors j’étais bien content d’avoir une équipière… et une photographe personnelle !

Quand je suis allé au Trapp Family Lodge, au Vermont, j’ai eu l’impression de sortir du Québec pour vivre une expérience de ski de fond tout à fait spéciale. C’est moins vrai dans ce cas-ci, du moins si on parle strictement de ski de fond en sentiers entretenus.

Par contre, on a beaucoup aimé l’hôtel, qui est à la fois plus vieux et moins vieillot que le Trapp Family Lodge ; et le secteur a bien plus à offrir à l’amateur de ski. Plus de détails là-dessus dans des textes à venir ! 
 
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08 mars 2018

Dans la tempête au Craftsbury Outdoor Center

Je suis en vacances aux États-Unis avec ma blonde et on a fait aujourd’hui une halte au Craftsbury Outdoor Center qui m’a donné envie de consacrer tout un week-end à ce centre de ski de fond du Vermont.

Situé à 45 minutes de route de la frontière, et à un heure et demi de Sherbrooke, l’endroit est perdu au milieu de nulle part, dans une campagne où on croise beaucoup de maisons qui ont l’air sur le point de crouler sous le poids des années.

Rien à voir avec le pavillon d’accueil du centre qui lui est une belle construction en bois neuve, à la fois moderne et rustique. Son architecture a été bien pensée : il est composé de deux ailes unie par une grande terrasse qui donne sur le «stadium» d’où partent les pistes de ski. 

Dans l’une des ailes, on trouve l’accueil, un comptoir-lunch et plusieurs grandes tables ; et dans l’autre on trouve les toilettes, des douches et une grande salle de fartage. 

Toute cette infrastructure d’accueil m’a donné l’impression d’arriver dans un centre d’entraînement de haut niveau, et j’ai eu le même sentiment une fois en piste. 

Pas d’étroits sentiers sinueux en vue. On skie plutôt dans de larges «boulevards» tracés pour le classique et le pas de patin.  

C’est le principal intérêt de l’endroit à mon avis : on a affaire à un «paradis du pas de patin» comme on en a peu au Québec. D’ailleurs, j’ai vu aujourd’hui beaucoup plus d’adeptes du pas de patin que de skieurs classiques. 

Autre particularité : c’est un centre de ski de fond où il y a de l’hébergement. On peut y séjourner en formule «repas compris» et en couchant dans un dortoir ou des chalets individuels. Alors c'est l'endroit parfait pour faire une «retraite fermée» de ski de fond, un peu comme à la Forêt Montmorency à Québec.

Voilà pourquoi j’ai quitté les lieux là avec l’envie de revenir y passer une fin de semaine un de ces jours.  
 
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03 mars 2018

Le lièvre et la tortue du lac Lézard

Quand je suis parti pour la montagne Noire aujourd’hui, j’avais un but : m’aventurer en solo dans l’une des zones de télémark en forêt qu’on trouve sur cette montagne située près de Saint-Donat et traversée par le sentier de ski nordique Inter-Centre.

Pour y arriver, je comptais sur un outil : la carte que j’ai mise au bas de cette page, où ces secteurs propices à la descente développés par le club de plein air de Saint-Donat sont signalés en pointillés.

Pendant ma randonnée, j’ai cependant trouvé beaucoup mieux : un guide d’expérience !

C’est une rencontre en forme de fable de Lafontaine. Alors que je grimpais dans la montagne Noire par le sentier Inter-Centre, à mon allure de tortue habituelle, je me suis fait dépasser par un lièvre que j’avais déjà vu : Marc-Antoine Brissette, un as du télémark qui publie souvent des textes et des vidéos à propos de ses sorties sur le site web Zone.Ski.

À ce moment-là, j’ai eu à peine le temps de lui lancer «Eille toi tu fais des vidéos de ski !» parce qu’il filait comme un lièvre vers le sommet.

Mais coup de chance pour moi : on s’est recroisé un peu plus tard. Le lièvre redescendait après avoir atteint le sommet et allumé le poêle du refuge qui s’y trouve ; et la tortue poursuivait sa lente montée.

Le moment était propice à la conversation : on avait alors nos skis dans les mains plutôt qu’aux pieds, parce qu’on marchait dans une vilaine cicatrice : un chemin nouvellement percé dans la montagne pour l’exploration forestière qui passe là où se trouvait auparavant le sentier permettant d’arriver le plus vite au sommet. 

Cinq minutes plus tard, la tortue avait un guide et le lièvre avait un compagnon de randonnée!

C'est donc en duo plutôt qu’en solo que je suis parti à la découverte du secteur de télémark qui part du lac Lézard et s’étend jusqu’au pied du flanc est de la montagne, 300 mètres plus bas. 

Ce secteur possède son entrée plus ou moins secrète : une bretelle d’accès non identifiée qu’on prend à partir du sentier qui contourne le lac Lézard.

Cette bretelle monte à travers des conifères de carte postale et nous mène en quelques minutes au début de la zone de descente.

La fable de la Montagne Noire s’est poursuivie pendant notre descente. Mon lièvre descendait en bondissant avec légèreté et vitesse. Et moi, casque sur la tête, je me sentais plus tortue que jamais en essayant de le suivre à coup de virages bien moins fluides.

Aussi vite sur le piton que sur ses skis, mon lièvre a croqué plusieurs photos de ma descente qui me font très bien paraître.

J’ai essayé sans trop de succès de lui rendre la pareille... comme le prouve cette photo où j’ai choisi l’instant précis où il disparaissait derrière un arbre pour faire aller mon iPhone !

Pour ma première vraie descente dans un vrai secteur de télémark sauvage, je pouvais difficilement mieux tomber. Les deux premiers tiers de la descente sont vraiment agréables. Le terrain est bien dégagé et il y a de l’espace entre les arbres pour manœuvrer.

Le dernier tiers était un peu moins accueillant aujourd’hui. Il y avait des bosses et la neige était collante à plus basse altitude. Mais j’ai quand même réussi à rallier le bas de la montagne, où on a terminé notre descente en se butant au chemin forestier dont je vous parlais plus tôt.

Selon ce que me disait mon guide, cette zone de descente en forêt est pas mal fréquentée; et ça ne m’étonne puisqu’elle est à la fois accessible et captivante.  Bien sûr, il faut parcourir deux kilomètres et monter 300 mètres avant de s’y lancer. Mais l’effort en vaut largement la peine ! 
 
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02 mars 2018

Une montagne avec vue

Manque de neige ailleurs oblige, j’ai fait aujourd’hui ma deuxième randonnée en autant de jours à Saint-Donat – le village du nord le plus enneigé par les temps qui courent.

Cette fois, je suis parti à la conquête du mont Lafrenière, une montagne haute de 608 mètres située à l’ouest du village et du lac Ouareau.

Le club de plein air de Saint-Donat entretient dans ce coin-là deux sentiers de ski nordique et raquettes : une boucle de cinq kilomètres et une piste pentue qui grimpe au sommet du mont Lafrenière.

Je suis parti du point d’accès du chemin des Merles, où on trouve un stationnement et cette pancarte à l’entrée du sentier Rapides des Neiges, qu’il faut suivre pendant presque deux kilomètres pour rallier la piste qui mène au sommet de la montagne.

Le sentier Rapides des Neiges est plat mais extraordinairement bucolique. 
 
Du côté est de la boucle, il longe la rivière Ouareau où l’eau file à vive allure ; et du côté ouest, il forme une étroite tranchée dans une forêt de conifères si dense qu’on a presque l’impression de skier à l’intérieur.

Bref, ça vaut la peine d’aller faire un tour à cet endroit juste pour parcourir cette boucle-là.

De son côté, le sentier de la montagne nous fait grimper environ 200 mètres sur à peu près deux kilomètres.

On monte en pente douce sur environ les deux tiers du parcours, puis ça corse quand on approche du but.

J’ai été chanceux aujourd’hui : un seul raquetteur m’avait précédé sur le trajet et ses traces avaient créé un sentier d’ascension parfait pour moi; et je n'ai pas croisé âmes qui vivent pendant ma randonnée. 

Je ne sais pas si l’endroit est très fréquenté par les raquetteurs, mais j’imagine que la dernière portion de la montée ne doit pas être commode quand elle est tapée solide.

Au sommet, on voit loin à travers les arbres et il y a ce drôle d’abri pour chasseur.

Le vrai spectacle se situe au bout d’une bretelle d’environ 600 mètres qui mène à un point de vue naturel et qui est clairement signalée sur le terrain même si elle ne figure pas non plus sur la carte.

Ça vaut vraiment la peine de pousser jusque-là. 

D’abord parce que la bonne descente qui mène au promontoire est fort agréable puisqu’on peut louvoyer entre les arbres de chaque côté.
 
Ensuite parce que le point de vue est perché au sommet d’une vertigineuse paroi verticale et offre tout un coup d’œil sur le lac Ouareau et la station de ski La Réserve. 

Je me suis bien amusé sur le chemin du retour. J’ai dit que ça montait en pente douce plus tôt, mais il y a quand même deux ou trois sections suffisamment pentues et tortueuses pour que la descente devienne excitante. Mettons qu’il faut être en contrôle de ses skis pour négocier certains passages.

Conclusion : vraiment une belle randonnée à faire quand les conditions de neige sont bonnes et que les raquetteurs n’ont pas encore eu le temps de bétonner le trajet. 
 
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01 mars 2018

Sur le sentier Des Sommets...

Des fois, ça paye de regarder la météo 50 fois pour jour et de jeter un coup d’œil aux webcams de plusieurs stations de ski pour voir s’il neige quelque part.

Avant de me coucher hier soir, je savais qu’il était tombé une dizaine de centimètres à Saint-Donat et à peu près rien ailleurs dans les Laurentides. Alors j’ai pris la route dès que j’ai pu aujourd’hui dans le but d'explorer une autre section du réseau de sentier de ski nordique du club de plein air de Saint-Donat.
 
Je suis arrivé vers midi à la station Ski Garceau et j’ai été surpris de trouver la piste «Les sommets» complètement vierge de traces. 

Longue de 4 kilomètres, ce sentier-là grimpe les 300 mètres du mont Garceau à coup de longues traverses et de virages en épingle. 

J’ai écrit «sentier», mais je devrais plutôt dire «chemin» tellement cette piste est large ; mais c’est une bonne chose parce que les skieurs la partagent avec les raquetteurs. Comme ça, il y a de la place pour tout le monde. 
J’ai trouvé l’ascension longue mais plutôt facile, puisque la pente est toujours très douce ; et j’ai compris en montant que je n’allais vivre de sensations fortes en redescendant par là. 

Il m’a fallu environ une heure et demie pour rallier le sommet de la montagne en m’ouvrant un chemin dans environ dix centimètres de neige moelleuse et un brin collante. 

La vue est magnifique au sommet du mont Garceau et les pistes de la station avaient l’air moelleuses à souhait. J’ai bien failli me laisser tenter et redescendre par l’une d’elles. Mais bon, j’étais là pour faire du ski nordique, alors je suis plutôt parti par où j’étais venu.

J’ai bien fait parce que ça m’a donné l’occasion de parcourir le sentier «Haute Pimbina» que j’ai vraiment aimé. C’est un «détour» de 3,5 kilomètres qui mène au sommet du mont du Pimbina. 

Ce sentier est plus étroit et m’a beaucoup plu. J’y fais ma meilleure descente de la journée en dévalant le flanc sud du mont du Pimbina ; et j’ai fait à mi-chemin dans cette descente ma plus belle photo de ski de la saison…

C’est une autre piste que skieurs et raquetteurs se partagent, et ça doit poser problème parce qu’elle est étroite. La descente où je me suis bien amusé ne doit pas être commode une fois durcie par nos amis raquetteurs. 

J’ai beaucoup aimé ma randonnée. Par contre, si c’était à refaire, je changerais mon plan de match. 

Je ferais d’abord le sentier «Haut Pimbina» dans le sens où je l’ai faite, et ensuite je gagnerais le sommet pour finir ma sortie en redescendant par une piste de la station de ski. Ça me semble la meilleure façon de profiter de ce secteur où je n’avais jamais mis les skis auparavant.  
 
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