16 février 2017

Le sommet du mont Rougemont

 
NOTE 4 février 2021: je viens de lire dans La Voix de l'Est qu'il était désormais interdit de stationner sur le chemin des Moulins et de partir en randonnée vers le sommet du mont Rougemont. 
 
45 minutes de montée, 15 minutes de descente.

Voilà comment je peux vite résumer ma randonnée d’aujourd’hui. Une sortie en montagne qui m’a amené jusqu’au sommet du mont Rougemont.

C’est une ascension d’à peu près 275 mètres qu’on fait par ce que les gens du coin appellent le «sentier de la croix».

C’est le chemin d’accès à l’antenne de télécommunication qui se trouve au sommet de la montagne. D’après les infos que j’ai glanées sur Internet, il ne s’agit pas d’un sentier «officiel». Mais les randonneurs en tous genres y sont tolérés tant qu’ils restent sur le parcours d’environ trois kilomètres conduisant au sommet de la montagne.

Faut juste pas se laisser décourager par la grosse pancarte se trouvant à l’entrée…

Pour trouver cette entrée, il faut se rendre jusqu’au bout du chemin du Moulin, sur le versant sud-ouest de la montagne. Il y a là une érablière avec un propriétaire assez gentil pour laisser les visiteurs utiliser le stationnement de son établissement. On lui dit un gros merci.

Au départ, on progresse sur un chemin aussi large qu’une route de campagne. Mais plus on monte et plus le trajet ressemble à un sentier en forêt.
La montée est constante, mais ne devient jamais vraiment éprouvante. Dans le dernier kilomètre, le sentier grimpe en lacets et l’inclinaison reste toujours assez modeste. 

Mais bon, j’étais quand même content quand un détour du sentier m’a révélé que j’approchais de mon objectif.
Même s’il avait neigé dans la nuit, le sentier était déjà pas mal damé par le passage de marcheurs et de raquetteurs. Normal : il y avait bien une dizaine de voitures dans le stationnement à mon arrivée. Pas mal pour un jeudi après-midi.

À tout le moins, je suis passé avant le premier véhicules à moteur. Les motoneiges et les VTT se promènent aussi sur ce sentier. Voilà pourquoi on a intérêt à faire cette randonnée quand il vient juste de neiger si on souhaite éviter sur de la neige aussi dure que du béton. 

Il m’a fallu à peu près 45 minutes pour atteindre le sommet, où ce hangar flanquant la tour de télécommunication s’est chargé de me dire «Hell-o»…

La vue est splendide du sommet où on se trouve à 350 mètres d’altitude. C’est l’avantage des collines montérégiennes. Comme elles sont isolées dans les plaines du Saint-Laurent, le regard porte loin depuis leur sommet.

J’ai trouvé la redescente assez aisée. Il restait un peu de poudreuse sur les bords du sentier où j’ai eu beaucoup de plaisir à me laisser aller en exécutant des virages télémark pour me ralentir. Pas de sensations fortes, donc. Mais beaucoup de sensations faibles très agréables.

Il faut dire que j’essayais de faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Il doit y avoir moyen de dévaler la montagne beaucoup plus vite.

Je me demande maintenant s’il y a moyen de faire le même genre de randonnée sur d’autres collines montérégiennes. 

 

13 février 2017

Le sommet du mont Rigaud

 
Profiter d’une bonne bordée de neige pour grimper au sommet d’une montagne puis la redescendre en slalomant dans la poudreuse, ça me semble la façon ultime de faire du ski de randonnée.

Bonne nouvelle : on peut faire ça au mont Rigaud, à petite échelle, en empruntant les sentiers qui partent du Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes et mènent au sommet de cette colline dominant de 120 mètres la plaine environnante.

«Emprunter» est vraiment le bon verbe parce qu’on «emprunte» ces sentiers aux raquetteurs qui sont nombreux à fréquenter les lieux. Voilà pourquoi il vaut mieux se lancer à l’assaut de la montagne après une bordée de neige. Sinon, le trajet est battu à mort par les raquetteurs et la glisse est pas mal moins agréable… et carrément périlleuse quand on redescend du sommet.

C’est aussi une randonnée qu’il faut faire avec des skis à carres de métal aux pieds. Idéalement courts et larges, pour flotter dans la neige molle et se faufiler dans les lacets des sentiers de raquette.  

Toutes ces conditions étaient réunies aujourd’hui pour mon excursion. Il était tombé une quinzaine de centimètres la veille et j’avais mon matériel tout-terrain: mes bottes Scarpa T4 et mes skis Kom fabriqués par Altaï Ski.

La randonnée commence sur le chemin du Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes, qui se trouve juste derrière le Collège Bourget. Je l’ai gravi sur mes skis aujourd’hui parce qu’il était très enneigé. Parfois, il faut plutôt monter à pied.

Ensuite, on s’engage sur le sentier qui grimpe dans la montagne en passant sur cette passerelle et en longeant cette ruine qui me donne toujours l’impression d’entrer dans un film d’Indiana Jones. 

C’est tout ce qui reste du convoyeur qu’on avait construit pour exploiter le champ de guérets qu’on trouve à proximité. Ce sont de grosses roches rondes créées par l’érosion glaciaire qui servaient notamment comme remblais de chemin de fer.  

Le sentier louvoie au bord d’un ruisseau au départ, puis se redresse et devient très agréable à skier quand la neige est bonne. 

Aujourd’hui, seulement deux ou trois raquetteurs m’avaient précédé et la montée en pente douce était fantastique. 

La montée se corse un peu plus, quand on arrive à une intersection située sous une ligne électrique. Pour continuer vers le sommet, il faut prendre le sentier qui grimpe à droite.

Aujourd’hui, j’ai passé pas mal de temps à descendre et surtout remonter dans cette ligne électrique où il y a une piste fréquentée par les motoneigistes.

Personne n’était passé là aujourd’hui et je suis descendu dans la poudreuse jusqu’au genou sans vraiment prendre de vitesse et sans vraiment m’amuser non plus. Mais au moins, j'ai fait de jolies traces…

J’ai ensuite repris l’ascension par le sentier en lacets qui mène au sommet. Ça monte raide dans ce bout-là, mais on a seulement une centaine de mètres à franchir pour atteindre le sommet où il y a une croix et une plateforme d’observation.

J’ai vécu le meilleur moment de ma randonnée quand je suis redescendu du sommet en slalomant dans le sentier par où j’étais monté. Dans l’épaisse couche de neige fraîche, j’ai filé d’une traite jusqu’à l’intersection sous la ligne électrique sans tomber ni perdre le contrôle.

Cela dit, je me suis presque autant amusé en explorant pour la première fois un sentier qui contourne le champ de guérets et le Sanctuaire Notre-Dame avant de redescendre la montagne et d’aboutir à ce portail, près de l’endroit où j’avais laissé ma voiture.

Ce sentier est carrément tortueux, mais skiable. Il traverse une forêt de conifères extraordinairement fournie. Par moment, on se sent presque à l’intérieur tellement la forêt est dense. Et comme il y a beaucoup de roc dénudé, on a l’impression d’être dans les Rocheuses.

En prime, on a droit à une belle descente qui nous mène jusqu’au portail marquant l’entrée du sentier. Belle façon de terminer une randonnée.

J’ai déjà hâte de repasser par là… au lendemain d’une autre tempête.   

11 février 2017

Le sentier des Orphelins

 
Les skieurs devraient-ils abandonner le sentier des Orphelins aux raquetteurs et aux «fatbikers»? 

C’est la grande question que je me pose à propos du sentier des Orphelins, une piste à usage multiple que je suis allé découvrir aujourd’hui à Wentworth-Nord, tout juste à l’ouest de Morin-Heights. 

Ce sentier-là est particulier. Il est travaillé mécaniquement comme un sentier de ski de fond, mais sans qu’on y trace de sillons pour les skis. Alors on y fait du drôle de ski, à mi-chemin entre le ski de fond sur piste tracée et la randonnée nordique.

En fait, on dirait que ce sentier s’adresse avant tout aux adeptes du vélo-neige puisque le travail de traçage crée une piste parfaite pour ces véhicules. Mais on peut aussi y faire de la raquette sur neige durcie et du ski qui m’a laissé plus perplexe que ravi.

Ce sentier-là n’est pas facile à localiser. Il faut laisser sa voiture dans un stationnement au bout du chemin Newaygo, traverser le lac Saint-François-Xavier en empruntant le Corridor Aérobique puis monter la rue Mount pour trouver l’entrée de la piste, juste à côté d’une résidence privée.

De là, le sentier des Orphelins serpente en terrain montagneux sur 5,3 kilomètres en passant près d’un refuge tout juste avant de se terminer au Corridor Aérobique qui est maintenant entretenu pour le ski de fond sur le territoire de Wentworth-Nord. 

Une fois en piste, j’ai d’abord été ravi. Il y avait quelques centimètres de nouvelle neige sur le fond durci créé par l’engin d’entretien et ça glissait très bien. Surtout que le sentier lui-même est superbe, vallonné à souhait, bien aménagé et complètement isolé de la civilisation.

J’ai fait du bon ski dans la poudreuse jusqu’au refuge Les Urubus.

Pour s’y rendre, il faut laisser le sentier des Orphelins et emprunter le sentier du Belvédère qui lui aussi est travaillé mécaniquement.

Le refuge est un drôle de «chalet en toile» bien situé au sommet d’une colline. C’est là que j’ai mangé mon lunch. Et c’est là aussi que j’ai croisé le préposé à l’entretien qui faisait sa tournée de damage.

Mon expérience de ski a complètement changé après ça. Retournant vers ma voiture par le sentier des Orphelins, j’ai d’abord skié pendant plus de deux kilomètres sur du «corduroie» digne d’une pente de ski alpin. Ça aussi, c’était pas mal agréable, même après que j’aie eu croisé un duo de raquetteurs qui avaient laissé derrière eux de légères traces sur «mon» corduroie.

Bref, à ce moment-là, j’étais encore ravi. Mais ça n’a pas duré jusqu’à la fin.

Le problème, c’est qu’un groupe de «fatbikers» avaient sacré une méchante volée aux deux derniers (ou plutôt premiers) kilomètres du sentier.

Ce sont surtout les pentes qui en avaient pris pour leur rhume. Les roues des vélos y avaient creusé de profondes ornières et les conducteurs avaient creusé des trous encore plus profonds là où ils avaient mis pied à terre pour pousser leurs montures.

C’était tellement pénible de skier là-dedans que je suis passé de «ravi» à «perplexe»  en l’espace de deux kilomètres.

Voilà pourquoi je me demande si le partage du sentier des Orphelins peut fonctionner pour les skieurs.

Chose certaine, même si j’ai fait du très bon ski pendant 85% de ma randonnée aujourd’hui, j’hésiterais à envoyer quelqu’un skier à cet endroit, de crainte qu’il tombe sur des ornières et des trous.  

Mais bien sûr, c’est difficile de trancher la question en me fiant à ma seule visite. Alors n’hésitez pas à ajouter votre grain de sel à ce texte si vous connaissez l’endroit. 

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05 février 2017

Le parc Doncaster, la Létourneau et la Johannsen-Est

 
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Il m’est arrivé quelque chose d’inattendu durant ma randonnée à Sainte-Adèle aujourd’hui : j’ai croisé des participants à la Traversée des Laurentides qui arrivaient de Sainte-Agathe et terminaient leur périple de 185 kilomètres de ski nordique à travers les Laurentides.

Je leur lève ma tuque parce que c’est incroyable de parcourir une telle distance en quatre jours. Je n’aurai jamais ça dans les jambes ! 

En voici un croqué en pleine action...

Mon programme d’aujourd’hui était plus modeste : faire une randonnée sur les pistes Létourneau et Johannsen-Est en partant du parc de la Doncaster, un endroit que je n’avais jamais visité auparavant. 

Quand il m’a vu arrivé avec mes skis, le préposé à l’accueil du parc a commencé par me dire que ses sentiers étaient réservés à la raquette. Mais quand je lui ai expliqué que je venais prendre la Létourneau, il m’a laissé en me précisant que c’était gratuit pour moi ! 

Long de deux kilomètres, le sentier Létourneau part du relais du Père Eddy, sur le P’tit Train du Nord, et traverse le parc Doncaster avant de rejoindre d’autres pistes de ski nordique entretenues par Plein Air Sainte-Adèle

Comme je suis arrivé au parc autour de midi, j’ai commencé par descendre dîner au relais du Père Eddy, qui est plus pimpant que jamais ainsi peint en bleu. 

Attention si vous faites pareil : la piste nous réserve une descente assez intense et technique juste avant de déboucher sur le P’tit Train du Nord. 

C’est le passage le plus difficile sur la Létourneau qui est relativement placide pour une piste de ski nordique des Laurentides. 

Bien sûr, pendant qu’on traverse le parc Doncaster, il faut bien sûr composer avec les ravages des raquetteurs qui «oublient» d’éviter de piétiner la trace des skieurs. Mais au moins, ils ont l’air de respecter cette borne marquant la limite du parc. 

Un peu plus loin, la Létourneau rejoint la Johannsen-Est que j’ai prise en direction sud pour me diriger vers mon objectif de la journée : une colline haute de 350 mètres que j’avais repérée sur la carte des sentiers de Plein-Air Sainte-Adèle.

La Johannsen-Est passe par le sommet de cette colline et j’espérais y faire deux bonnes descentes excitantes. 

J’ai plutôt trouvé deux descentes exigeantes. Du côté sud de la colline, ça descend assez longtemps, mais il faut négocier un virage à angle droit peu commode. Et du côté nord, la descente est abrupte et coupée de deux virages très serrés.   

Je ne pense pas que j’aurais réussi à dévaler ces deux descentes-là sur mes skis nordiques ordinaires. Mais sur mes skis Kom courts et larges, j’ai pu m’en tirer sans problème. 

J’ai rebroussé chemin un peu après la colline, quand la Johannsen-Est donne sur une rue et un lac que j’ai préféré ne pas traverser. Et il m'a fallu à peu près 45 minutes pour revenir au poste d'accueil du parc Doncaster. 

J’ai fait une belle randonnée. Mais si c’était à refaire, je chausserais plutôt mes skis nordiques ordinaires, qui me semblent mieux convenir au relief du secteur. Quitte à éviter ma fameuse colline ! 

Chose certaine, c'est un plaisir de se balader dans ce coin-là. Comme partout sur le territoire de Sainte-Adèle, les sentiers de ski sont bien balisés et on trouve des cartes du réseau à presque toutes les intersections. 

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04 février 2017

En classique à Rawdon

 

Suis-je las du ski de fond sur pistes tracées ? 

C’est la question existentielle que je me suis posée en arpentant les sentiers travaillés mécaniquement de la Tournée des Cantons de Rawdon aujourd’hui.
 
Il faut dire que les conditions étaient loin d’être idéales. Il faisait gris. Il ventait. Et les pistes serpentant sur le club de golf de Rawdon et dans la forêt s’étendant au-delà auraient eu besoin de neige fraîche pour être agréables.

Un peu plus tôt cette année, j’ai adoré la randonnée de ski nordique que j’ai faite dans le secteur non entretenu de ce réseau de sentiers. Aujourd’hui, sur ses pistes entretenues, le charme a moins opéré. 

D’abord parce qu’il s’agit de sentiers faciles qui ne sont pas particulièrement excitants. Et ensuite parce que c’était une journée où ce genre d’étroites pistes entretenues avec de l’équipement léger ne sont jamais au mieux de leur forme.

Presque partout, les sentiers étaient râpés et les sillons avaient presque disparu. Alors on skiait cahin-caha et il fallait pousser le chasse-neige au maximum pour garder le contrôle dans à peu près toutes les descentes.


Dans un centre payant, j’aurais râlé. Mais comme on a plutôt affaire à un réseau où l’accès est gratuit et qui est entretenu par un comité de bénévoles, c’est moi que je blâme : j’aurais dû choisir une meilleure journée pour visiter l’endroit.

Le plus frustrant, c’est qu’il y avait une belle couche de poudreuse à l’extérieur du parcours. Mais avec mes skis étroits, il n’y avait pas moyen d’en profiter.

En partant du club de golf de Rawdon, où il y a un resto où on peut manger et aussi louer des skis, on commence par arpenter les allées du parcours de golf. Mais comme celui-ci est valloné et boisé, ce n’est pas trop désagréable.


Ensuite, on descend au fond cette ancienne carrière qui forme un paysage inusité. De mémoire, c'était ma première descente dans une carrière en carrière.

C’est dans la forêt où on s'enfonce par la suite qu’on a fait notre meilleur ski de la journée.

On a d’abord eu droit à un assez long faux plat où des sillons plus frais avaient été tracés en bordure du sentier. Et plus loin, la piste passe à travers une plantation de pins très jolie à voir.  


Il y a un peu de relief dans ce secteur-là, mais on pouvait difficilement en profiter aujourd’hui à cause des conditions. On descendait plutôt en mode «survie». 

N’empêche : on peut sûrement faire une belle promenade dans ces sentiers quand ils sont en meilleur état. Le parcours est bien balisé et a le mérite de nous amener à la découverte d’un environnement diversifié.  
 
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