09 décembre 2007

Sentiers d'Asbestos

Je viens d’aller faire mon pèlerinage annuel sur les sentiers d’Asbestos. Comme les beaux-parents habitent tout près, je skie à cet endroit chaque hiver.

Le point de départ des pistes se trouve au club de golf d'Asbestos. L’accès est gratuit, mais il n'y a ni chalet d'accueil ni salle de fartage. L'infrastructure d'accueil se limite à... cette pancarte installée au départ des sentiers.

Le réseau s’étend sur une quinzaine de kilomètres. Il est composé d’une boucle tracée sur le terrain de golf de quelques pistes parcourant la forêt voisine.

Le sentier quittant le parcours de golf longe pendant un moment la rivière Nicolet qui est assez jolie. Il mène à un sympathique relais, le P'tit Caribou. Repeint depuis mon dernier passage là-bas, le bâtiment est plus pimpant que jamais.

Le sentier à faire absolument est celui baptisé «Lambert». Il grimpe dans une colline puis nous offre une ahurissante descente dont l’inclinaison est digne d’une piste de ski alpin. Il faut se méfier parce que le sentier est étroit et tortueux. J'ai souvent chuté dans cette pente-là.

La piste «La Nicolet» s'étend plutôt en terrain plat. Comme son nom l'indique, elle permet d’admirer un autre tronçon de la rivière Nicolet. Elle traverse un épais boisé et passe par le camp musical d’Asbestos.

Tout le réseau vaut la peine d'être skié au moins une fois. Même la boucle tracée sur le golf vaut l'effort puisque le terrain est assez boisé et accidenté. Alors si un jour vous passez par Asbestos...

08 décembre 2007

Ski de fond Val-Bélair


Vous êtes un gars ou une fille et vous êtes tannées d’attendre avec votre chum ou votre blonde quand vous faites du ski de fond ?

J’ai une solution simple: faites un bébé et tirez le dans un traîneau quand vous skiez avec votre chum ou votre blonde. Je vous garantis que vous allez moins attendre…

C’est ce j’ai eu l’occasion de constater aujourd’hui au centre de ski de fond Val-Bélair où on peut louer un tel engin.

J’ai fait cinq kilomètres attelé à mon traîneau. Je n’ai pas trouvé ça trop pénible, mais en montées on sent très bien qu’on traîne un poids supplémentaire. Le plus dur, c’est tout simplement de prendre le départ. Il faut chausser ses bottes, habiller le bébé, farter ses skis, installer le bébé dans le traîneau… Ça va me prendre quelques essais avant de trouver dans quel ordre effectuer toutes ces étapes.

La bonne nouvelle, c’est que j’ai vraiment aimé le centre de ski de fond Val-Bélair. Ses sentiers grimpe au flanc du Mont-Bélair et deviennent plus difficiles à mesure qu’on s’éloigne du chalet d’accueil. Un sentier classé très difficile conduit au sommet de la montagne qui se trouve à 485 mètres d’altitude. C’est une randonnée de 16 kilomètres que je vais certainement faire un jour. Je n’ai pas pu cette fois ci parce cette portion du réseau était fermé. Et puis avec bébé…

Ce que j’ai vu aujourd’hui m’a charmé. Tous réservés au style classique, les sentiers sont juste assez larges, bien tracés et intéressants. On skie toujours en forêt, parfois dans des conifères, parfois dans des feuillues.

En solo, j’ai parcouru la piste 6, une boucle de 6 kilomètres de niveau intermédiaire que j’ai beaucoup aimé. Elle grimpe assez haut en montagne pour qu’on ait droit à une belle descente quand on revient vers le chalet d’accueil.

Côté accueil, on est d’abord frappé par le très bas prix d’entrée : seulement 3$ pour un billet d’une journée. Il y a aussi une salle de fartage et une vaste réfectoires où on peut s’installer pour se réchauffer et manger son lunch… qu’il faut apporter parce qu’il n’y a pas de casse-croûte sur place.

D’après ce que j’ai vu, le centre attire surtout une clientèle de skieurs du dimanche. L’ambiance est familiale et décontractée. Du chalet d’accueil, on a une très belle vue de la région de Québec en contrebas.

Le centre ne possède pas de site Internet, mais on trouve ses coordonnées et le chemin pour s’y rendre sur le site du Regroupement des stations de ski de fond de la région de Québec.

07 décembre 2007

Les plaines d’Abraham

Oui, je sais. Officiellement, l’endroit s’appelle le parc des-Champs-de-Bataille. Mais je refuse d’utiliser ce nom conçu spécialement pour gommer une certaine réalité historique.

Les plaines d’Abraham, c’est comme le Mont-Royal: un endroit où on peut faire du très bon ski en plein centre-ville.

Je me suis vraiment bien amusé sur les plaines. Le réseau de sentiers n’est pas grand, mais il est intéressant. 

D’abord parce que les plaines ne sont pas planes. Elles descendent en paliers vers le fleuve et sont ondulées. On a donc droit à quelques descentes et à des faux plats où on peut sortir sa double poussée.

En plus, j’ai rarement skié dans un environnement visuel aussi stimulant.

Il y a le fleuve en contrebas. Il y a le sommet du Château Frontenac. Il y a le restaurant Concorde. Il y a la Citadelle Il y a le musée des beaux-arts. Il y a la tour fortifiée trônant au milieu du parc. Et il y a de magnifiques arbres un peu partout.

Les sentiers sont très bien tracés et, d’après ce que j’ai vu, ils ne sont pas trop saccagés par les marcheurs. C’est souvent un problème dans les parcs urbains.

À l’exception de cette section du sentier 3 qui serpente en forêt, on skie en terrain découvert. Les jours de grand vent, ça ne doit pas être agréable.

J’ai commencé ma randonnée à l’extrémité ouest du parc. Il y a là un stationnement payant et cette petite salle de fartage chauffée qui constitue un point de départ intéressant. 

Skier sur les plaines d’Abraham ne coûte rien. Mais à moins d’habiter tous près, il faut payer pour stationner son auto. Mais comme on fait vite le tour de la dizaine de kilomètres de sentier, ça ne coûte pas trop cher. 

CLIQUEZ ICI pour voir le secteur sur Openskimap.


06 décembre 2007

Le Refuge

NOTE 26/12/2012: ce centre est maintenant fermé. 

Connaissez-vous la paroisse de Saint-Adolphe au nord de Québec? Sinon, ne vous sentez pas trop coupable. D’après des articles que j’ai lu là-bas, la bourgade a longtemps passé inaperçue. Quand le gouvernement canadien a décrété la conscription pendant la première guerre mondiale, Saint-Adolphe a été oublié. Les habitants n’ont pas participé aux élections avant 1936. Et ils n’ont commencé à payer des taxes municipales qu’au milieu des années 60, quand la municipalité de L’Ange-Gardien s’est finalement rendue compte que la paroisse se trouvait sur son territoire.

Les skieurs, eux, ont une bonne raison de connaître Saint-Adolphe: le centre de ski de fond Le Refuge et son réseau de sentiers réservés au style classique.

C’est un centre de ski de fond comme je les aime des sentiers bien entretenus, pas mal de relief et une cabane d’accueil qui a vraiment l’air d’une cabane.

Dès qu’on se lance en piste, on s’engage dans une belle descente très agréable. Malheureusement, c’est la descente la plus excitante que j’ai dévalée pendant toute ma randonnée. Le terrain est accidenté, mais je n’ai vu que des descentes douces et sécuritaires. Remarquez, bien des gens doivent apprécier.

Le réseau de pistes est séparé en deux par la jolie rivière des Hurons. Pour voir la rivière de près, il faut skier la portion du sentier 9 qui la longe. C’est une très belle piste accrochée au flanc de la vallée très encaissée où coule la rivière.

De l’autre côté de la rivière, j’ai skié le sentier 15 qui passe à proximité des ruines d’une mission religieuse et d’un moulin à scie avant de grimper haut dans une colline. Le sentier traverse ensuite une série d’éclaircies qui permettent d’admirer les environs.

Ce sentier est un étroit ruban tracé à une voie. Quand il redescend de la colline, on a droit à une autre descente où ça va vite. Mais ça reste facile. Plus loin, la piste passe par un relais plutôt original.


J’ai bien aimé ma randonnée même si je m’attendais à plus d’action. Il aurait peut-être fallu que je m'aventure plus loin sur le réseau sur un sentier classé très difficile. Mais je n'avais pas l'énergie.

Le centre plaira surtout aux skieurs qui aiment se promener en forêt sur des sentiers bien entretenus. Même les pistes tracées à deux voies sont assez étroites pour qu’on sente entouré par les arbres. Il y a pas mal de choses à voir sur les sentiers: des ruines, des cascades, une grotte et quelques beaux points de vue. Tout ça à une trentaine de de kilomètre au nord de Québec.

04 décembre 2007

Centre Plein Air Castor

Le Centre Plein Air Castor est situé sur la base militaire de Valcartier et on s’en rend compte tout de suite parce que son entrée est protégée par un impressionnant dispositif de défense. C’est un gars assis dans une guérite qui nous demande ce qu’on vient faire. Quand on répond « du ski de fond », il nous laisse passer.

Bon, je niaise. À vrai dire, on se rend compte qu’on est sur une base militaire parce qu’on entend très souvent des coups de feu pendant qu’on skie.

J’ai trouvé que les sentiers du centre avaient quelque chose de militaire. Comme l’armée, ils sont exigeants, impeccables et fonctionnels… mais ils manquent un peu de personnalité.

C’est une question de décor. Tous les sentiers que j’ai skié aujourd’hui sont tracés dans la même forêt de conifères. C’est beau des conifères enneigés…

Mais vient un moment où on aimerait voir autre chose.

C’est aussi une question de largeur. Tous les sentiers du centre sont tracés à la fois pour le style classique et le pas de patin. Ils sont donc très larges. Quand on est un skieur lent comme moi, ce genre de piste donne l’impression de faire du surplace. Par contre, pour un as du pas de patin, c’est un terrain d’entraînement idéal.

Je me suis surtout ennuyé en me dirigeant vers le relais installé à l’extrémité du réseau de sentiers. J’étais alors sur le sentier 10. Il faut dire que je ne suis pas très en forme en ce début de saison, alors je suis particulièrement lent. C’est au retour, quand je me suis enfin engagé dans ma première vraie descente de la journée, que j’ai commencé à m’amuser.

J’ai dit que le relais est situé à l’extrémité du réseau de sentiers, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Plus loin, on a accès aux pistes du centre de biathlon Myriam-Bédard. Il paraît qu’il y a dans ce secteur des sentiers de calibre «compétition internationale», pentus et tortueux à souhait.

Reste qu’on a affaire à un centre de ski de fond de très haut calibre. En ce lendemain de tempête, l’équipe du centre avait travaillé toute la nuit pour ouvrir les pistes. L'entretien est fait asvec une grosse dameuse assurant les meilleures conditions possibles.

Et puis, il y a la montagne. Du côté est, quelques sentiers sont tracés au flanc du Mont Brillant, sur lequel il y a déjà eu des pistes de ski alpin. C’est de loin le secteur du réseau que j’ai préféré. Il y a de bonnes montées et une descente où on n’en finit plus de tourner à gauche que j’ai beaucoup aimé.

J'ai souri en voyant un panneau de signalisation disant «Attention aux ours». Il me semble que ce serait plus efficace de dire aux ours de faire attention à nous...