15 février 2004

Ski de fond Saint-François

Situé au beau milieu des plaines du Saint-Laurent, Drummondville n’enflammera jamais l’imagination des skieurs. Ça n’empêche pas la ville d’avoir son centre de ski de fond: le club de ski de fond Saint-François, installé en bordure de la rivière Saint-François tout juste à côté du très kitsch «village québécois d’antan». Un sentier permet d’ailleurs de skier au milieu de ce faux village d’époque aux allures de décor de cinéma tout en longeant la rivière. Pour ceux qui préfèrent le moderne, d’autres pistes sillonnent un terrain de camping peuplé de roulottes installées en permanence.

Les sentiers les plus intéressants du centre sont cependant ceux qui nous amènent en forêt, en particulier l’Érablière. C’est plat, mais le tracé est impeccable et on peut faire de la vitesse.

Bref, un endroit pour skier en famille qui ne vaut certainement pas un voyage spécial de Montréal, mais où on s’est bien amusé par une journée glaciale. Pour s’y rendre, il suffit de prendre la sortie 181 de l’autoroute 20 et de suivre les indications conduisant au village québécois d’antan.

08 février 2004

Sentiers de l'Île Perrot

Malgré sa proximité de Montréal, l’Île Perrot reste encore en bonne partie sauvage et c’est ce qu’on a l’occasion de découvrir en parcourant les sentiers de ski de fond qui sillonnent sa partie centrale.

Le réseau compte 30 kilomètres de pistes toutes réservées au style classique. Son entrée principale est située au centre Notre-Dame-de-Fatima, où on trouve une boutique de location et une salle où on peut grignoter et farter ses skis. C'est là qu'il faut se rendre pour payer son droit d'accès. On peut toutefois accéder aux sentiers à plusieurs autres endroits dans les municipalités de l’Île-Perrot, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot et Pincourt. Tous ces points d'accès sont signalés par des pancartes installées par Les Skieurs de l’Île, l’organisme qui s’occupe des sentiers.

On a affaire à un réseau de qualité moyenne. Quelques sentiers sont très étroits et cahoteux. On skie cahin-caha parmi les creux et les bosses. Vraiment pas pour les skieurs cherchant un endroit pour faire de la vitesse.

Les sentiers les plus intéressants sont ceux près du centre Notre-Dame-de-Fatima et ceux de Pincourt. Ils sont mieux tracés, plus larges et nettement plus agréables.

07 février 2004

Forêt Ouareau

De Montréal, il faut rouler une heure et demi en voiture pour atteindre la Forêt Ouareau, un immense territoire sauvage situé au cœur de la région de Lanaudière. Le voyage vaut cependant la peine puisqu’il s’agit d’un très bel endroit pour skier – du moins pour les adeptes du style classique puisque ce centre n'offre pas de piste pour le patin.

Le départ des sentiers de ski de fond se trouve à l'accueil Le Massif situé sur la route 125, quelques kilomètres avant le village de Notre-Dame-de-la-Merci.

Toutes les randonnées commencent toutes de la même façon puisqu’à partir du poste d’accueil on a accès à une seule piste, la 6. Au bout de trois kilomètres, on aboutit à un refuge d’où partent les autres pistes du réseau.

Au total, la forêt est sillonnée de 54 kilomètres de sentiers de ski, dont 40 sont entretenus mécaniquement. Le centre offre un beau mélange de sentiers doubles offrant de l'espace de manoeuvre et de sentiers simples très serrés et plus intimes. Étroite et sinueuse, la piste 11 est particulièrement charmante.

Comme le terrain est vallonné, les montées et les descentes se succèdent à un bon rythme. C'est le genre d'endroit où on est assuré de faire du très bon ski.

On a même droit à un bonbon pour la fin. À partir du refuge chauffé, on a la possibilité de retourner vers le chalet d’accueil en passant par un sentier simple comptant plusieurs très belles descentes. Deux kilomètres qui passent très vite...

01 février 2004

Parc Edmour-Harvey

L’aventure dans une banlieue dortoir? Difficile à croire, mais c’est ce que ce que j'ai vécu aujourd’hui à Sainte-Julie, une des villes s’étendant au pied du mont Saint-Bruno. Tout a commencé par une obligation plate : passer un après-midi avec la belle famille à une fête d’hiver se tenant au parc Edmour-J.-Harvey de Sainte-Julie. La déprime... jusqu’à ce que je découvre sur Internet que ce petit parc de 18 hectares possède un sentier de ski de fond... qui communique avec le réseau du parc national du mont Saint-Bruno.

Je décide donc d’amener mes skis à la fête. En arrivant, je commence par constater que le sentier de ski du parc est officiellement fermé pour la journée. Je prends quand même le départ et me retrouve vite dans une étroite bande boisée coincée entre un quartier résidentiel et la carrière déchirant le flanc du mont Saint-Bruno. Tenant plus de la «trail» que de la piste de ski de fond, le sentier grimpe à flanc de montagne. Je ne skie pas, je marche avec des planches au pied. Au bout d’un kilomètre, ma patience est cependant récompensée. D’abord par un point de vue saisissant les environs... ensuite par une pancarte m’annonçant que j’entre sur le territoire du parc du mont Saint-Bruno.

Mais la partie n’est pas encore gagnée. Je dois d’abord enlever mes skis pour franchir un «col» par un étroit sentier bien battu, mais montant puis descendant très raide. L’obstacle franchi, j’aboutis directement... sur une piste de ski de fond. C’est une courte bretelle d’accès qui me conduit au sentier No 1 du parc, en bordure du lac des Bouleaux. Sans doute en raison de l’heure tardive, aucun surveillant ne monte la garde à ce point d’accès et j’ai donc droit à une promenade gratuite. Sortant ma carte du parc, je m’improvise un itinéraire : une boucle d’environ cinq kilomètres passant notamment par le sentier No 7 que je n’avais jamais emprunté auparavant. Pistes impeccables, conditions idéales, très peu d'achalandage... c'est le bonheur.

Sur le chemin de retour, j’ai l’occasion de tester mon contrôle en descente en dévalant l’étroit et sinueux sentier du parc Edmour-J.-Harvey. Je m’en tire pas mal, mais certains passages sont tout simplement trop dangereux et j’utilise à quelques reprises la bonne vieille technique de freinage consistant à se laisser tomber sur les fesses. Vraiment pas terrible comme sentier. Ce qui ne m’empêche pas de rentrer absolument ravi par mon aventure. Si jamais vous êtes coincé à Sainte-Julie...

Note: j'ai reçu un courriel d'un employé de la ville de Sainte-Julie me disant que le sentier du parc Edmour-J.-Harvey n'avait pas été tracé de la saison et que même tracé le sentier restait «pas terrible» parce que trop sinueux et piétiné par les marcheurs. C'est bon à savoir...

31 janvier 2004

Sutton-en-Haut

Autant le dire tout de suite: le centre de ski de fond Sutton-en-Haut est loin d’être sans défaut. Son chalet d’accueil et sa salle de fartage sont minuscules. Ses sentiers sont tracés de façon approximative. Il n’offre aucune piste pour le pas de patin. L’endroit est cependant parfait ceux qui comme nous aiment skier «en montagne» et qui sont prêt à souffrir un peu en montée pour le plaisir de la descente.

Accroché au flanc du mont Sutton, le centre est à peu près complètement dénué de «terrain plat». Les nombreux sentiers partant du chalet d’accueil montent tous vers un refuge chauffé situé à environ deux kilomètres dans une forêt riche et diversifiée. De là, on peut encore grimper plus haut dans la montagne ou remettre le cap vers le refuge et se préparer à une folle descente. Et comme plusieurs sentiers font l’allez-retour entre le chalet d’accueil et le refuge, on peut répéter plusieurs fois ce manège sans jamais passer au même endroit. Une piste à ne pas manquer: la 50, qui permet de revenir vers le chalet d'accueil en enchaînant quelques descentes coupées de très beaux virages.

Comme on est presque toujours en train de monter ou de descendre, on a avantage à visiter Sutton-en-Haut quand les conditions sont idéales. Difficile de trouver meilleure place pour profiter d’une bordée de «poudreuse». Pour la même raison, ce n’est pas un bon endroit pour skier en famille avec des enfants. Quant aux skieurs avides de performance, ils n’apprécieront certainement pas le traçage des pistes effectué à l’aide d’une motoneige. Mal nivelés, les sentiers sont remplis de creux et de bosses rendant très difficile de faire de la vitesse.

De Montréal, il faut environ 1h30 pour se rendre au centre situé à deux kilomètres du village de Sutton sur la route menant à la station de ski alpin du mont Sutton. Amateurs de ski en montagne, croyez-moi, ça vaut le coût.