Ma première sortie de la saison dans une station de ski alpin a mis du temps à venir.
L'hiver est tellement bon. La neige tombe tellement souvent. Je n'ai pas encore senti le besoin d'aller faire du «damé» en station pour cause de mauvaises conditions.
Mais j'étais dû pour une sortie avec mon fils, alors on est allé passer l'après-midi au mont Rigaud, une petite station qu'on connaît comme le fond de notre poche et dont on tire le maximum.
C'est moins fatiguant, le ski assisté par unmonte-pente. Mais câline qu'il aisait frette en fin d'après-midi!
Même si ses sentiers sont
réservés aux marcheurs et aux raquetteurs, le parc Doncaster est un point d’accès
officiel aux pistes de ski nordique maintenues par Plein-Air Sainte-Adèle à l’est
de la rivière du Nord.
Alors
qu’il est payant pour les marcheurs et les raquetteurs, l’accès au parc est gratuit
pour les skieurs qui ne font qu’y passer pour partir en randonnée.
On nous demande toutefois de marcher avec nos skis dans les bras jusqu’à
l’entrée de la bretelle d’accès qui mène au sentier de ski Létourneau.
On en a profité aujourd'hui pour faire une belle petite virée dans les pistes de ski d'arrière-pays de ce secteur autrement difficile d'accès.
Ce coin-là ne fait pas partie de mes préférés dans les Laurentides, mais il a ses atouts.
Mon préféré: le relais du Père Eddy qu'on peut rallier en suivant le sentier Létourneau jusqu'au P'tit Train du Nord.
Souvenir du festival Eddy Fortier sur la Létourneau.
Pause avant la petite descente corsée sur la Létourneau juste avant le P'tit Train du Nord.
Le relais du Père Eddy dans son uniforme bleu-blanc-rouge.
J'aime
bien arriver par le bois au relais du Père Eddy que je fréquentais
jadis en passant par le P'tit Train du Nord. Surtout que le relais est
plus pimpant et coloré qu'à l'époque. Et comme ma blonde préfère les randonnées «cabane incluse», c'est là qu'on a lunché aujourd'hui.
Si j'ai visité ce secteur avec ma blonde, c'est qu'il y a moyen d'y faire du ski nordique assez mollo en se tenant dans des pistes comme la Létourneau, la Pijac et la Florentin.
Cela dit, le coin a quand même son attraction pour amateurs de sensations fortes: la colline sans nom par où passe la Johannsen-Est au sud de la rivière Doncaster.
Deux grosses descentes dans une cinquantaine de mètres de dénivelé. Voilà ce que cette colline a à offrir aux skieurs qui passent par là.
J'ai déjà réussi avec brio ces deux descentes-là. Aujourd'hui, par contre, je me suis fait botter le cul par celle du versant sud. J'ai commencé par prendre une fouille après quelques mètres. Puis j'ai descendu un grand bout en mode «James Bond plus ou moins en contrôle».
Va falloir que je retourne prendre ma revanche sur celle-là!
J'ai complété mon exploration du Grand Côteau de Lorraine-Rosemère-Blainville cet après-midi en skiant sa partie ouest.
Je suis parti d'un stationnement «sauvage» situé au bord de l'Autoroute 640 et derrière le centre commercial Les Portes de Fontainebleau.
On peut prendre le bois un sentier à endroit. Et vite se retrouver dans tout un dédale de sentiers taillés dans un coin de forêt qui a heureusement échappé au développement.
J'ai fait le plus clair de mon ski dans le Côteau qui surplombe l'autoroute 640 en cherchant, et en trouvant parfois, des bonnes descentes à faire dans des sentiers où à travers bois.
Pas facile de faire des virages dans une quinzaine de mètres dénivelé, mais j'ai quand même réussi à m'amuser pendant presque deux heures de côté-là.
Le genre de sentier du secteur.
Belle petite descente sous la ligne électrique qui traverse le Côteau.
Une de mes bonnes descentes à travers bois.
La seconde partie de ma randonnée s'est déroulé dans la vallée où coule un ruisseau en provenance du nord.
En suivant des sentiers bien battus par des marcheurs et des vélos à gros pneus, j'ai fini par me rendre jusqu'au terrain de golf Fontainebleau, au milieu d'un quartier cossu de Blainville.
J'étais content d'être en gros skis Kom passe-partout. Ça prend ce genre d'équipement pour avoir du plaisir dans ce genre de sentiers partagés qui n'ont pas été conçus pour le ski.
Vraiment pas du ski pour tout le monde. Mais j'ai bien aimé ma demi-journée!
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La vallée du ruisseau a fait l'objet de réaménagement récent.
Le ruisseau méandre et le sentier qui le suit fait pareil.
Le genre de conditions auxquelles il faut s'attendre.
Difficile de faire mieux comme méandre.
Rendu là, j'étais dans les sentiers pédestres des ravins de Fontainebleau.
La nouvelle neige était trop belle. Je suis allé skier avant de commencer ma journée de travail ce matin. Dans la petite côte du parc Allan Hill's à Baie d'Urfé.
Cette large côte
gazonnée est tout ce qui reste d’une ferme où a planté des maisons. Elle
a un riche passé de ski. Dans les années 60-70-80-90, le YMCA local donnait des
cours dans sa douzaine de mètres de dénivelé.
De nos jours, la pente est surtout fréquenté par des enfants équipés de traineaux. Mais ça m'est arrivé quelques fois de faire du très bon «ski de butte» à cet endroit, après une bordée de nouvelle neige.
Travail oblige, c'est la petite sortie que je me suis permis en ce matin de jour d'école. Et j'ai eu la pente, et sa poudreuse, pour moi seul.
Tout en haut de la pyramide, il y a le ski de montagne qu'on pratique avec des peaux d'ascension et des fixations de randonnée alpine.
Un peu plus bas, il y a le ski de colline qu'on pratique avec des skis fartés ou écailles et des fixations à talons libres.
Et encore plus bas il y a le «ski de butte» que j'ai pratiqué cet après-midi au parc du Centenaire de Dollard-des-Ormeaux.
Aménagé
sur le site d'une ancienne carrière, ce parc a la particularité
d'abriter deux grosses buttes qui sont, avec leur douzaine de mètres de
dénivelé, les deux «sommets» les plus excitants du West Island.
Il y a des pistes de ski
entretenues mécaniquement au parc du Centenaire, mais moi je vais
toujours là avec mes gros skis nordiques pour dévaler les
sentiers en pente qu'on trouve sur ses deux buttes.
Comme disent les skieurs alpins, il restait de la poudreuse à tracer sur les côtés.
Voilà à quoi ressemble les sentiers de ski de fond du parc
Avec ce genre d'équipement, j'ai toujours du fun dans ces petites descentes même quand elles sont tapées dures par les marcheurs.
C'était froid et venteux aujourd'hui. Le parc était presque désert. Alors j'ai pu profiter au maximum de la grosse butte du nord et de la petite butte du sud. Tellement qu'il m'a fallu plus de deux heures pour faire le tour du parc et écumer les petites descentes des des buttes.
Je pense que je maîtrise l'art de faire beaucoup avec pas grand-chose!
L’homme qui plantait des arbres imaginé par Jean Giono ne travaille pour un ministère de l’environnement. Ne fait pas partie d’un comité. Plante au lieu de militer.
C’est un personnage de fiction inspiré. Inspirant. Une figure exemplaire: l’homme qui agit seul en suivant son idée.
Mon homme qui plantait des pistes est moins idéal vu qu’il existe pour vrai. Mais il me fait penser à Élzéar Bouffié. Parce que lui aussi agit seul en suivant son idée.
J’ai découvert le personnage l’été où il m’a demandé de lui donner un coup de main. Dans une colline des Laurentides, il travaillait fort pour dégager des couloirs propices à son sport préféré: la descente en ski nordique.
Avec d’autres cette journée-là, je l’ai aidé à couper la broussaille et à écarter les obstacles dans les pistes de descente qu’il avait imaginées.
Pas chez chez lui. Plutôt chez nous. Dans ce qu’on appelle la «forêt publique». Par amour du ski. Du bois. Du travail.
Depuis, bien d’autres skieurs que lui ont dévalé ces pistes qu’il a signées en transformant des vieilles lames de débroussailleuse en balises peintes en jaune.
En gros c’est ça l’idée qu’il suit. Planter des pistes là où il pense qu'il devrait y en avoir.
«J’ai hâte de te montrer mon nouveau projet.»
Voilà ce qu’il m’a dit l’été d’après. En parlant d’un flanc de montagne où il avait entrepris de baliser des couloirs de descente dans presque 200 mètres de dénivelé.
Cette fois c'est en ski que j’ai découvert son oeuvre, un samedi de février.
C’est un sanctuaire discret. Beaucoup de motonegistes fréquentent ce coin-là. Et ça ne prend qu’une seule motoneige pour creuser d’ornières tout un flanc de montagne.
Voilà pourquoi on a pris le bois par un sentier caché. Fait un détour. Brouillé nos pistes.
En montant dans la colline, c’était difficile de bien voir son travail. On longeait un couloir de descente sans bien le distinguer. On apercevait de loin en loin des bouts de ruban orange balisant son tracé.
Puis on a atteint le sommet et tout est devenu plus clair. La piste plantée là par notre guide s’étalait devant nous. À pic au début. Plus douce par la suite.
Que de la poudreuse vierge, plusieurs jours après la dernière bordée. Bien plus qu’on en avait besoin pour skier toute la journée.
On s’est laissé aller là-dedans On a survécu au bout plus pentu. Puis on a louvoyé jusqu’en bas en laissant chacun sa trace.
L’homme qui plantait des pistes piaffait d’enthousiasme. Déjà prêt à remonter. Excité d’avoir d’autres descentes à nous montrer.
«Au bout là-bas, la 4 pis la 5 sont encore meilleures.»
On a fait deux autres descentes ce jour-là. Mais on ne s’est pas rendu à la 4 et à la 5.
Même quand ils sont profonds, les ravins de rivière ne sont guère propices au skis. Du moins selon mon expérience
Le terrain est toujours trop accidenté. La pente un peut trop courte et raide. Les arbres tombés trop nombreux. Les sentiers trop tortueux.
Tout ça s'applique au ravin de la rivière Mascouche. Mais on peut quand même faire des descentes et des virages au bord de cette rivière dans le bout du (bien mal nommé!) parc métropolitain du Domaine-Seigneurial-de-Mascouche.
Pour trouver de la pente dans ce parc-là, il faut se filer vers son extrémité nord, là où la rivière exécute deux gros virages en épingle avant de tourner une dernière fois vers le nord.
C'est le genre d'endroits où je vais en gros skis Kom et en bottes Scrapa T4 en plastique. Du matériel passe-partout avec lequel je peux me lâcher dans n'importe quoi sans trop risquer de me casser la figure.
Une de mes bonnes lignes de la journée.
Traces en tous genres sur la rivière gelée.
Court moment de ski hors-piste.
C'est ce que j'ai fais cet après-midi, me lâcher dans n'importe quoi sur mes gros skis.
Dans des sentiers en pente raide damés durcis où ça allait vite. Dans d'étroits sentiers de marche ou de vélo serpentant au gré du relief. Et en hors-piste, en louvoyant entre les arbres, quand je trouvais du terrain propice.
Le dénivelé du ravin de la rivière atteint 30 mètres à certains endroits, mais on descend rarement plus de 15-20 secondes avant de se retrouver au bord de la rivière et d'être forcé de remonter. Et il faut rester vigilant parce qu'il y pas mal d'obstacles au sol.
J'ai fait meilleure descente de la journée dans la «tête» du virage en épingle le plus à l'ouest. C'est celle du vidéo plus haut!