06 avril 2003

Camp Mercier

Pour le skieur montréalais, le Camp Mercier est une magnifique destination week-end particulièrement attrayante en début et en fin de saison.

Situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Québec et à 700 mètres d'altitude, le Camp profite en effet d'un enneigement exceptionnelle. Pour en profiter, mieux vaut louer un des 18 chalets de la SEPAQ situés à proximité du Camp puisque celui-ci est plutôt isolé.

Tous les sentiers du centre sont larges et très bien entretenus. Il ne faut donc pas hésiter à se lancer sur les pistes classées «difficiles». Après tout, on ne voyage pas aussi loin pour skier sur le plat!

Serpentant dans une épaisses forêt de conifères, les boucles 12 et 13 sont particulièrement attrayantes. Piste juste assez large, longues montées suivies de descentes agréables ne comportant pas le moindre virage risqué, jolis refuges en bois rond, paysage magnifique... On peut difficilement demander mieux.

CLIQUEZ ICI pour voir le centre sur Openskimap.

16 mars 2003

Parc régional de la rivière du Nord

Saint-Jérôme, c’est la porte d’entrée des Laurentides et l’endroit où s’arrête le skieur montréalais trop pressé pour pousser plus loin vers le nord.

Parmi les endroits où on peut skier dans la région de Saint-Jérôme, le parc régional de la rivière du Nord est le plus facile d’accès puisqu’il est situé à deux pas de la sortie 45 de l’autoroute des Laurentides.

Au total, le résau de sentiers du parc s'étend sur environ 18 kilomètres. Le secteur le plus intéressant est celui à proximité du chalet d'accueil principal. Deux sentiers forment des belles boucles de chaque côté de la rivière du Nord. Ils permettent d'admirer la chute Wilson et les restes d'un barrage hydroélectrique incendié en 1974.

Le hic, c'est qu'on ne skie pas longtemps. Les deux sentiers s'étendent sur à peine 6 kilomètres. Ensuite, pour continuer, il faut reprendre sa voiture et changer de secteur.

Le reste du réseau est formé par un long sentier linéaire appelé «Le Cheminot», qui ressemble au P'tit Train du Nord, et par quelques courtes bretelles vite parcourues.

Bref, on a déjà vu plus excitant. Dans la région de Saint-Jérôme, le centre de ski de fond Gai-Luron et Ski de fond Bellefeuille constituent à mon avis de meilleures destinations.

10 mars 2003

Chez Ti-Jean

Pour se rendre Chez Ti-Jean à l'Épiphanie, il faut prendre la sortie 107 sur l’autoroute 40. Les fameuses «pancartes bleues» du ministère du Tourisme indiquent très bien le chemin.

La signalisation est également exemplaire sur les pistes du centre et c’est tant mieux. Rarement a-t-on vu autant de pistes entassées dans un espace aussi restreint. Quand on regarde la petite carte qu’on nous remet à l’accueil, on est tout mêlé. Mais sur les sentiers, d’immenses panneaux colorés permet de s'orienter sans problème.

Côté relief, on a affaire à un centre en deux parties. La première, qui s’étend du pittoresque chalet d’accueil jusqu’à un immense refuge chauffé situé à environ deux kilomètres en forêt, est à peu près complètement plate. Mais comme tous les sentiers serpentent dans une superbe forêt de conifères, ça reste très agréable.

Au delà du refuge, le terrain devient plus accidenté. Heureusement, on a eu la bonne idée d’exploiter au maximum cette partie vallonnée en aménageant toute une série de bretelles qui permettent d’effectuer plusieurs boucles dans ce secteur sans jamais vraiment passer par le même chemin.

Bon, d’accord, ce n’est pas les Laurentides. Mais on fait à cet endroit du très bon ski à moins de 45 minutes de Montréal.

06 mars 2003

Mont Royal - le soir

Skier après le travail, ce n’est jamais une sinécure et ce l’est encore moins quand il fait tempête de neige. Je mets un temps fou à grimper au sommet du Mont Royal et je suis sur mes planches vers 17h30 avec l’espoir de faire une petite demi-heure de ski avant le couché du soleil.

Les sentiers sont enneigés, mais agréables et le temps file très vite. Bientôt, la nuit est tombée et je me résigne à retourner vers mon auto. Je remarque alors que plusieurs skieurs continuent comme si rien n’était. Le parc ne ferme-t-il pas au couché du soleil? Pas pour ces gens-là en tout cas, alors je décide de continuer moi aussi. Il fait nuit, mais la «pollution lumineuse» montréalaise, réfléchie par l’épais plafond nuageux, plonge la montagne dans une clarté laiteuse. Chose certaine, il fait bien moins noir que sur le «sentier illuminé» du parc d’Oka.

Je continue jusqu’à 19h30 en profitant du spectacle qu'offre les lumières de la ville et la croix du Mont-Royal. Je croise une bonne douzaine de skieurs sans oser leur demander si la randonnée de nuit sur le Mont Royal est une habitude pour eux. Au stationnement, j’aperçois même une dame dans la soixantaine qui se prépare à se lancer en piste. Moi qui croyait que se promener sur le Mont Royal la nuit était interdit, voire dangereux!

Me voilà détrompé.

Île-de-la-Visitation

Englobant la petite île de la Visitation et un long couloir le long de la berge sur l'île de Montréal, le parc-nature de l'Île-de-la-Visitation ne couvre que 33 hectares. Pas étonnant alors que son réseau de sentiers de ski de fond ne fasse que 6 kilomètres.

Les trois sentiers du parc sont complètement plats. Le plus intéressant est le «Lièvre», une boucle de 2,8 kilomètres qui fait le tour de l'île de la Visitation et permet d'admirer la rivière des Prairies.

Le plus long sentier longe la rivière sur l'île de Montréal pendant 3,8 kilomètres. Il passe si près des habitations qu'on a l'impression de skier dans la cour arrière des résidents!

En somme, ce n'est guère excitant. De tous les parcs-nature de l'île de Montréal, c'est sans doute celui-ci qui présente le moins d'intérêt pour les skieurs. À laisser aux habitants du coin...