J'ai choisi une drôle de journée pour me lancer à l'assaut du pic Johannsen.
Ce matin, quand je suis arrivé au pied du versant Nord de la station Tremblant, trois ou quatre centimètres de neige nouvelle cachaient une vilaine croûte sans réussir à la faire oublier. Pas idéal quand on prévoit monter et descendre 570 mètres de dénivelé!
Avec ses 935 mètres d'altitude, le pic Johannsen est le point le plus élevé du massif du mont Tremblant et de toutes les Laurentides.
Ma stratégie pour gagner son sommet était simple: faire le moins de kilomètres possible! En empruntant les sentiers Ruisseau des Pruches et O'Connell pour faire un allez-retour d'une douzaine de kilomètres.
L'entrée du sentier Ruisseau des Pruches se trouve sur le chemin d'accès du Versant Nord de Tremblant, une centaine de mètres avant d'arriver au vaste stationnement de la station.
Partant vers le nord, cette piste longe le ruisseau qui lui donne son nom. Je l'ai abandonné après un kilomètre pour bifurquer sur la O'Connell.
Ce sentier commence par une traversée du ruisseau des Pruches qu'on doit faire en l'absence d'une passerelle. Puis on se ramasse sur une piste de ski alpin qu'il faut remonter sur environ 400 mètres avant de retrouver le sentier et de reprendre le bois
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Ces vieilles balises sont rares et dévorées par les arbres. |
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La première fois que j'ai vu cette intersection, c'était dans une vidéo des Randonneurs Masqués. |
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À cette altitude, on est encore dans les feuillus. |
Après ça, la O'Connell est fantastique pendant environ deux kilomètres... jusqu'au moment où elle se met à grimper en lacets alors que la pente devient soudain très abrupte.
Ces lacets-là sont une vraie épreuve. Ils nous font monter une centaine de mètres de dénivelé en seulement un demi kilomètre!
J'ai réussi à grimper cette section sur mes écailles, en faisant parfois du pas de canard, mais c'est sans doute plus sage d'avoir des peaux d'ascension pour ce bout-là.
L'épreuve terminée, le sommet du pic Johannsen se trouve à moins d'un kilomètre. C'est le moment de se rincer l'oeil parce qu'on progresse dans une forêt dense de conifères absolument superbe.
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Les derniers mètres avant le sommet. |
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C'est rare que j'apporte mon casque en randonnée. Mais avec la croûte... |
Le sommet, lui, n'a rien de spectaculaire parce qu'il se trouve en pleine forêt. J'ai cassé la croûte à côté de la vieille pancarte marquant le point le plus élevé des Laurentides en compagnie d'un duo de skieurs avant de m'engager avec eux dans la descente.
Avec la croûte sous la neige nouvelle, on a fait du «ski de survie» jusqu'au bas de la section en lacets. Mais après ça, la O'Connell devient une longue et agréable descente où il faut juste se méfier des nombreux petits ruisseaux qui coupent la piste.
Je suis vraiment tombé amoureux de ce secteur aujourd'hui. J'ai déjà hâte d'y retourner pour pousser plus loin sur le sentier Ruisseau des Pruches et essayer la piste Bouchard où il semble avoir une belle descente. À suivre...
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Le duo avec qui j'ai fait la descente. |
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Mes plus beaux virages de la journée tout juste au-dessus de l'intersection avec la Bouchard. |
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Bien intelligent de porter une casque!
RépondreEffacerhow can i translate to english.
RépondreEffacerI formally was able to read your blog in english
thanks