
Caprices de l’hiver oblige, je viens de faire deux sorties coup sur coup au parc-nature du Cap Saint-Jacques. Conclusion: si j’avais sur les bras un touriste étranger voulant découvrir les joies du ski de fond sur l’île de Montréal, c’est là que je l’enverrais.
Et je prendrais soin de l’envoyer un samedi ou un dimanche. Parce que sinon, il manquerait les deux principales attractions de l’endroit: la cabane à sucre et le Château Gohier, qui ne sont ouverts que le week-end.
Le parc possède une douzaine de kilomètres de sentiers de ski de fond qui permettent de faire le tour du parc et de faire halte à des endroits intéressants. On n’est pas fatigué, parce qu’on skie sur du terrain plat dans des sentiers très faciles. Mais on a quand même le goût de s’arrêter parce que c’est agréable.

Il y a la cabane à sucre où on sert des crêpes au sirop d’érable et au jambon. Il y a la ferme écologique, où on peut voir quelques animaux, faire un tour de carriole tirée par un cheval et flâner dans un genre de magasin général. Et il y a le Château Gohier, un bâtiment en pierre où il fait bon siroter un café dans une vaste salle circulaire où trône un feu de foyer.

Dommage que le menu du casse-croûte ne soit pas à la hauteur de ce décor parce sinon l’endroit serait vraiment extraordinaire. La prochaine fois, je vais amener mon lunch.
Mais revenons au ski. Comme je l’ai déjà écrit, la plus belle qualité des sentiers du parcs c’est qu’ils sont bien nivelés et qu’ils ne faut que très peu de neige pour les rendre opérationnels.
L’entretien est fait avec de l’équipement léger, mais il est adéquat. Le parc est très peu accidenté, alors les montées et les descentes sont rares et très courtes. Mais comme les pistes sont larges et pas trop tortueux, on peut faire de la vitesse et on ne s’ennuie pas trop. Dommage qu’elles soient - inutilement, à mon avis – à sens unique parce qu’on aurait encore plus de plaisir à se promener dans le parc si ce n’était pas le cas.
De tous les parcs-nature, Cap Saint-Jacques est celui où on fait le meilleur ski de fond. Même si on peut s’y rendre en autobus, on s’y sent très loin de la ville. Le chalet d’accueil du parc est vaste et abrite une boutique de location.

Comme on le voit sur cette première photo, mon fiston Arthur a fait ses débuts officiels en ski de fond au Cap Saint-Jacques à l'âge de trois ans et quatre mois. On a eu du plaisir sur un bon 100 mètres. Mais tout juste après qu'on ait pris cette photo, il a perdu patience, a fait une chute et nous a servi une méchante crise de nerf. Mais il fallait bien casser la glace...